Financé par le Fonds national suisse, le projet MICMAC_II (Microbes for the Archaeological Wood Conservation_II) se déroule sous la direction de l’Université de Neuchâtel (Pre Edith Joseph).
Son objectif est d’évaluer dans quelle mesure il est possible de prévenir la dégradation des bois marins gorgés d’eau (par exemple, ceux des épaves) ou des vestiges découverts en eau lacustre en extrayant les composés soufrés et ferreux présents dans les objets. À cette fin, le projet teste l’utilisation de produits biologiques (bactéries sulfo-oxydantes et sidérophores) comme étape préalable au traitement de conservation classique du bois.
Il s’agit d’un partenariat entre le Musée national suisse, le Service archéologique du canton de Berne, la Haute École Arc de Neuchâtel et le laboratoire de conservation-restauration et de recherche Arc'Antique (France). Pour sa part, le MNS réalise des analyses et des tests de laboratoire et assure la conservation de divers échantillons préalablement traités.
Ce projet a permis de confirmer l’efficacité d’un prétraitement biologique des bois gorgés d’eau provenant de milieux lacustres et marins.
Publications
https://www.mdpi.com/2075-163X/10/2/203
Équipe de projet
Responsable du laboratoire de recherche en conservation, Administrateur général suppléant du Centre des collections